viernes, 28 de octubre de 2011

Una coalición liderada por un partido islámico ganó la contienda electoral en Túnez.

La victoria electoral de los islamistas fue confirmada en Túnez.

La victoria del partido Ennahda ha sido confirmada el jueves a la tarde por el jefe de la comisión electoral, que precisó que los islamistas habían obtenido 90 asientos sobre los 217 de la Asamblea Constituyente tunecina.
Este éxito de Ennahda debería permitirles formar un gobierno dirigido por los islamistas, el primero desde los alzamientos de la primavera árabe que condujeron a la caída del presidente Zine ben Ali.
Kamel Jandoubi declaró durante una conferencia de prensa que el Congreso por la República, partido laico clasificado como izquierda, llegaba en segundo lugar con 30 asientos al final de las elecciones constituyentes del domingo.
Ennahda se encargó desde hace varios días de calmar a los laicos y a los inversores extranjeros, inquietos al ver emerger un gobierno islamista en uno de los países más liberales del mundo árabe.
Los derechos de las mujeres y de todos los que no tienen pertenencia religiosa serán protegidos en Túnez, prometió el dirigente islamista Rachid Ghannouchi después de la confirmación de la victoria de su partido.
"Vamos a continuar con esta revolución para alcanzar el objetivo de un Túnez libre e independiente, en desarrollo y próspero en el cual los derechos de Dios y del profeta, de las mujeres, de los hombres, de los creyentes y no creyentes serán garantizados porque Túnez nos pertenece a todos", afirmó.
Esto no llegó a tiempo para calmar a los adversarios de los islamistas que incendiaron las oficinas del alcalde de la ciudad de Sidi Bouzid donde las boletas no han sido contabilizadas debido a irregularidades, indicaron testigos.
La policía tiró granadas de gas lacrimógeno para dispersar a cientos de manifestantes en esta urbanización.
La comisión electoral había anunciado un poco más temprano que había anulado los asientos conseguidos por Petición popular, del empresario Hachmi Hamdi en seis distritos electorales, debido a infracción de las reglas de financiamiento de la campaña electoral.

Coalición.

"Estas elecciones fueron como nuestro pueblo y nuestra juventud las quisieron, democráticas, transparentes, limpias y pluralistas, rompiendo con el pasado", comentó el presidente adjunto de la comisión, Souad Triki.
"En esta hora histórica, podemos sólo saludar la memoria de nuestros mártires inocentes y la perseverancia de nuestra juventud desde el 14 de enero", añadió.
Ennahda, que fue prohibido bajo el reino de Zine ben Ali, no se llevó la mayoría absoluta en el seno de la nueva asamblea sino que reunió a bastantes electores para tratar de formar un gobierno de coalición con dos de las formaciones laicas de centro-izquierda llegadas detrás de ella.
Los resultados confirman las previsiones hechas por el mismo partido. El sistema electoral tunecino hacía casi imposible un escenario con un partido que obtuviera la mayoría de los elegidos.
El actual primer ministro, Beji Caïd Essebsi, que debería ser reemplazado por un representante de Ennahda, afirmó el jueves que no tenía ninguna razón para dudar de los compromisos de los islamistas a favor de un Estado civil y democrático.
"No me incumbe juzgar intenciones, eso le pertenece a Allah hacerlo. Puedo juzgar simplemente lo que ha sido hecho público y hasta este momento, es positivo. Al final, ninguno puede llegar y cambiar las cosas totalmente", dijo en las columnas del diario egipcio Al Ahram.
"Yo pienso, agregó, que Ennahda gobernará con inteligencia y hará frente a la realidad. No es necesariamente una fuerza oscura. Túnez continuará avanzando sin reparar en obstáculos, y no irá en contra de su historia".
Las elecciones tunecinas, las primeras organizadas desde el comienzo de la "primavera árabe", y sus repercusiones son seguidas de cerca en el extranjero, en donde se buscan señales sobre los trastornos en curso en este continente.

Fuente: Reuters por Tarek Amara y Andrew Hammond 28 de octubre de 2011



Victoire électorale des islamistes confirmée en Tunisie.

La victoire du parti Ennahda a été confirmée jeudi soir par le chef de la commission électorale qui a précisé que les islamistes avaient obtenu 90 sièges sur 217 à l'Assemblée constituante tunisienne.
Ce succès d'Ennahda devrait lui permettre de former un gouvernement dirigé par les islamistes, le premier depuis les soulèvements du printemps arabe qui avaient conduit à la chute du président Zine ben Ali.
Kamel Jandoubi a déclaré lors d'une conférence de presse que le Congrès pour la République, parti laïque classé à gauche, arrivait en deuxième place avec 30 sièges à l'issue des élections constituantes de dimanche.
Ennahda s'est employé depuis plusieurs jours à rassurer les laïcs et les investisseurs étrangers inquiets de voir émerger un gouvernement islamiste dans l'un des pays les plus libéraux du monde arabe.
Les droits des femmes et de tous ceux qui n'ont pas d'appartenance religieuse affirmée seront protégés en Tunisie, a promis le dirigeant islamiste Rachid Ghannouchi après la confirmation de la victoire de son parti.
"Nous allons poursuivre cette révolution pour atteindre l'objectif d'une Tunisie libre, indépendante, en développement et prospère dans laquelle les droits de Dieu et du prophète, des femmes, des hommes, des croyants et des non croyants seront garantis parce que la Tunisie appartient à tous", a-t-il dit.
Cela n'a pas eu l'heur de rassurer les adversaires des islamistes qui ont incendié les bureaux du maire dans la ville de Sidi Bouzid où des bulletins n'ont pas été comptabilisés en raison d'irrégularités, ont indiqué des témoins.
La police a tiré des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de manifestants dans cette agglomération.
La commission électorale avait annoncé un peu plus tôt qu'elle avait annulé les sièges remportés par la Pétition populaire de l'homme d'affaires Hachmi Hamdi dans six districts électoraux en raison d'infractions aux règles de financement de la campagne électorale.

Coalition.

"Ces élections ont été comme notre peuple et notre jeunesse les ont voulues, démocratiques, transparentes, propres et pluralistes, en rupture avec le passé", a commenté le président adjoint de la commission, Souad Triki.
"En cette heure historique, nous ne pouvons que saluer la mémoire de nos martyrs innocents et la persévérance de notre jeunesse depuis le 14 janvier", a-t-il ajouté.
Ennahda, qui était interdit sous le règne de Zine ben Ali, n'a pas remporté la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée mais elle a réuni suffisamment d'élus pour espérer former un gouvernement de coalition avec deux des formations laïques de centre-gauche arrivées derrière elle.
Les résultats confirment les prévisions faites par le parti lui-même. Le système électoral tunisien rendait quasiment impossible le scénario d'un parti obtenant la majorité des élus.
L'actuel Premier ministre, Beji Caïd Essebsi, qui devrait être remplacé par un représentant d'Ennahda, a affirmé jeudi qu'il n'a aucune raison de douter des engagements des islamistes en faveur d'un Etat civil et démocratique.
"Il ne m'appartient pas de juger des intentions, c'est à Allah de le faire. Je peux simplement juger ce qui a été rendu public et à ce stade, c'est positif. Au final, nul ne peut arriver et changer totalement les choses", dit-il dans les colonnes du quotidien égyptien Al Ahram.
"Je pense, ajoute-t-il, qu'(Ennahda) gouvernera avec intelligence et fera face à la réalité. Ce n'est pas nécessairement une force obscure. La Tunisie continuera d'aller de l'avant, et non pas à rebours de son histoire".
Les élections tunisiennes, les premières organisées depuis le début du "printemps arabe", et leurs répercussions sont suivies de près à l'étranger, où l'on cherche des indications sur les bouleversements en cours dans cette partie du monde.

Reuters par Tarek Amara et Andrew Hammond 28 octobre 2011