domingo, 25 de diciembre de 2011

Atentados reivindicados por el grupo islamista Boko Haram enlutan a la comunidad cristiana de Nigeria.

Navidad enlutada por una serie de atentados en Nigeria.

El día de Navidad en Nigeria ha sido enlutado este domingo por una serie de atentados con bomba contra iglesias cristianas reivindicados por la secta islamista Boko Haram, que provocaron por lo menos 27 muertos y numerosos heridos.
El año pasado para la misma época, Boko Haram, que predica la introducción de la sharia, en un país donde la población comparte la fe musulmana y cristiana, ya se había atribuido la responsabilidad de una serie de ataques que habían dejado al menos 80 muertos en vísperas de Navidad.
El atentado más sangriento se efectuó en Madala, a unos cuarenta kilómetros de Abuja, la capital administrativa. La explosión se produjo, según versiones contradictorias, en el interior o frente a la iglesia católica Sainte-Theresa, repleta de fieles llegados para asistir a la misa de Navidad.
Un feligrés, Timothy Onyekwere, dijo que se encontraba en la iglesia con su familia cuando la bomba explotó. "Salí corriendo y no sé dónde se encuentran mis niños y mi mujer. No sé cuántos muertos hubo, pero se que son muchos", dijo.
Los servicios de emergencias recuperaron 27 cuerpos, declaró el padre Christopher Barde, sacerdote auxiliar de la iglesia.
Boko Haram, cuyo nombre en lengua hausa significa que la educación occidental es impura, sería responsable de la muerte de más de 250 personas desde julio del 2010, según organizaciones de defensa de derechos humanos.
Creado en el 2003, el grupo se inspira en el movimiento talibán afgano. Sus partidarios, que llevan barbas largas y pañuelos rojos o negros, están presentes particularmente en las ciudades septentrionales de Maiduguri, Kano y Sokoto.
Boko Haram reivindicó decenas de atentados y de tiroteos en su feudo, en el norte del país, así como el primer atentado suicida realizado en Nigeria, que provocó 23 muertos en agosto pasado, frente al cuartel general de la ONU en Abuja.

Iglesias atacadas en Jos y en el norte.

Unas horas después del atentado de Madala, otra bomba explotó en Jos, en el centro del país, dirigida contra la Iglesia de la Montaña del fuego y de los milagros. Un policía ha resultado herido ligeramente, informa un periodista de Reuters presente en el lugar. No habría otras víctimas.
Una iglesia de Gadaka, en el Estado septentrional de Yobe, también ha sido blanco de una explosión que provocó numerosos heridos. Los habitantes de Damaturu, otra ciudad del Estado de Yobe, donde los islamistas combatieron a las fuerzas de seguridad estos últimos días, vivieron dos explosiones pero ninguna precisión pudo ser aportada en lo inmediato.
Según fuentes médicas, los enfrentamientos entre Boko Haram y el ejército y la policía dejaron un saldo de 68 muertos desde el jueves en Damaturu y otras ciudades del nordeste del país, una región semiárida alejada de las rutas importantes de transporte.
Reaccionando al ataque de Madala, el Vaticano condenó al hecho como "ciego y absurdo".
"Estamos junto a los sufrimientos de la Iglesia nigeriana y de todo el pueblo nigeriano que padece una prueba brutal en estos días que deberían ser de alegría y paz", declaró a Reuters el padre Federico Lombardi, portavoz de la Santa Sede.
El atentado con bomba de Madala, añadió, es "una manifestación suplementaria de la violencia ciega y absurda que no tiene ningún respeto por la vida humana y procura atizar el odio y el desorden".
El presidente nigeriano Goodluck Jonathan, un cristiano originario del sur del país, calificó el incidente de "desgraciado" y aseguró que Boko Haram "no estaría siempre aquí". "Esto acabará algún día", dijo.
Alrededor de la iglesia de Sainte-Theresa, vallada por la policía, varios miles de jóvenes dejaron estallar su cólera, bloqueando caminos que llevaban hacia el norte del país, mayoritariamente musulmán.
La policía y los soldados intentaron dispersarlos disparando al aire en una atmósfera saturada de gases lacrimógenos.

Fuente: Reuters por Henri-Pierre André y Jean-Stéphane Brosse 25 de diciembre de 2011



Noël endeuillé par une série d'attentats au Nigeria.

Le jour de Noël au Nigeria a été endeuillé dimanche par une série d'attentats à la bombe contre des églises chrétiennes revendiqués par la secte islamiste Boko Haram, qui ont fait au moins 27 morts et de nombreux blessés.
L'an dernier à pareille époque, Boko Haram, qui prône l'introduction de la charia dans un pays à la population également partagée entre musulmans et chrétiens, s'était attribué déjà la responsabilité d'une série d'attaques qui avaient fait au moins 80 morts à la veille de Noël.
L'attentat le plus sanglant a eu lieu à Madala, à une quarantaine de kilomètres d'Abuja, la capitale administrative. L'explosion s'est produite, selon des versions contradictoires, à l'intérieur ou devant l'église catholique Sainte-Theresa, bondée de fidèles venus assister à la messe de la Nativité.
Un paroissien, Timothy Onyekwere, a dit qu'il se trouvait dans l'église avec sa famille lorsque la bombe a explosé. "Je me suis mis à courir et je ne sais pas où se trouvent mes enfants et ma femme. Je ne sais pas combien il y a eu de morts, mais il y en a beaucoup", a-t-il dit.
Les services de secours ont récupéré 27 corps, a déclaré le père Christopher Barde, prêtre auxiliaire de l'église.
Boko Haram - dont le nom signifie en langue haoussa que l'éducation occidentale est impure - serait responsable de la mort de plus de 250 personnes depuis juillet 2010, selon des organisations de défense des droits de l'homme.
Créé en 2003, le groupe s'inspire du mouvement des taliban afghans. Ses partisans, qui portent de longues barbes et des foulards rouges ou noirs, sont notamment présents dans les villes septentrionales de Maiduguri, Kano et Sokoto.
Boko Haram a revendiqué des dizaines d'attentats et de fusillades dans son fief du nord du pays, ainsi que le premier attentat suicide jamais commis au Nigeria, qui a fait 23 morts en août dernier devant le quartier général de l'Onu à Abuja.

Des églises visées à Jos et dans le nord.

Quelques heures après l'attentat de Madala, une autre bombe a explosé à Jos, dans le centre du pays, visant l'église de la Montagne du feu et des miracles. Un policier a été légèrement blessé, rapporte un journaliste de Reuters présent sur les lieux. Il n'y aurait pas d'autres victimes.
Une église de Gadaka, dans l'Etat septentrional de Yobe, a été également touchée par une explosion qui a fait de nombreux blessés. Les habitants de Damaturu, une autre ville de l'Etat de Yobe où les islamistes ont combattu les forces de sécurité ces derniers jours, ont fait état de deux explosions mais aucune précision n'a pu être apportée dans l'immédiat.
Selon des sources médicales, les affrontements entre Boko Haram et l'armée et la police ont fait 68 morts depuis jeudi à Damaturu et d'autres villes du nord-est du pays, une région semi-aride éloignée des grands axes de transport.
Réagissant à l'attaque de Madala, le Vatican a condamné un geste "aveugle et absurde".
"Nous sommes au côté des souffrances de l'Eglise nigériane et du peuple nigérian tout entier qui subit une pareille épreuve en ces jours qui devraient être joie et paix", a déclaré à Reuters le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège.
L'attentat à la bombe de Madala, a-t-il ajouté, est "une manifestation supplémentaire de la violence aveugle et absurde qui n'a aucun respect pour la vie humaine et cherche à attiser la haine et le désordre".
Le président nigérian Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du sud du pays, a qualifié l'incident de "malheureux" et assuré que Boko Haram "ne serait pas toujours là". "Cela se terminera un jour", a-t-il dit.
Autour de l'église Sainte-Theresa, bouclée par la police, plusieurs milliers de jeunes ont laissé éclater leur colère, bloquant des routes menant vers le nord, majoritairement musulman, du pays.
Des policiers et des soldats ont tenté de les disperser en tirant en l'air dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogènes.

Reuters par Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français 25 décembre 2011