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lunes, 16 de abril de 2018

La península del Sinaí sigue siendo una región de violencia en Egipto, una de las elegidas por el grupo Estado Islámico luego de ser expulsado de Siria e Irak


Egipto: ataque mortal contra un campo militar en el Sinaí

Catorce jihadistas se hicieron detonar al exterior de la base, después de haberles impedido penetrar allí, el sábado a la mañana. Ocho soldados resultaron muertos.

Catorce jihadistas y ocho soldados egipcios resultaron muertos, el sábado 14 de abril a la mañana, durante el ataque de un campo militar en la península del Sinaí, anunció el ejército. Los terroristas se hicieron detonar en el exterior del campo, después de impedirles penetrar a la base.
Un poco más temprano el sábado, el ejército había anunciado que veintisiete jihadistas habían sido eliminados estos últimos días durante una operación antiterrorista en el Sinaí, donde está implantada la rama egipcia del grupo Estado Islámico (EI). En un comunicado, la institución también dijo que ciento catorce sospechosos habían sido detenidos y que un campo de entrenamiento había sido destruido.
El ejército no informó de las pérdidas en las filas de las fuerzas de seguridad durante estas últimas intervenciones, que se inscriben en el marco de una vasta operación antiterrorista lanzada en febrero en el Sinaí, donde una importante insurrección jihadista se desarrolla desde la destitución por el ejército del presidente islamista Mohamed Morsi, en 2013.
Desde el comienzo de esta operación “Sinaí 2018”, más de cien jihadistas y al menos veintidós miembros de las fuerzas de seguridad fueron asesinados. Las fuerzas de seguridad egipcias sospechan que el EI quiere instalar un nuevo foco en el Sinaí, después de sus derrotas en Irak y en Siria.

Prolongación del estado de excepción

También el sábado, el presidente Abdel Fattah Al-Sissi prolongó por tres meses el estado de excepción que había sido decretado en abril de 2017, según un decreto publicado en el boletín oficial. Se trata de la cuarta prolongación de esta medida de excepción, cuya instauración ocurrió luego de los ataques a las iglesias coptas en Tanta y en Alejandría (Norte), reivindicadas por el EI, que provocaron cuarenta y cinco muertos.
El estado de excepción extiende considerablemente los poderes de la policía en materia de arrestos, de vigilancia, y puede imponer restricciones a la libertad de movimiento. Esta medida ya existe desde hace varios años en el norte del Sinaí.
El mariscal retirado Abdel Fattah Al-Sissi fue reelecto con más del 97 % de los sufragios, el 28 de marzo, al frente del país, considerado como un muro contra el terrorismo por los países occidentales.

Fuente: Le Monde 15.04.2018



Egypte: attaque meurtrière d’un camp militaire dans le Sinaï

Quatorze djihadistes se sont fait exploser à l’extérieur du camp, après avoir été empêchés d’y pénétrer, samedi matin. Huit soldats ont été tués.

Quatorze djihadistes et huit soldats égyptiens ont été tués, samedi 14 avril au matin, lors de l’attaque d’un camp militaire dans la péninsule du Sinaï, a annoncé l’armée. Les terroristes se sont fait exploser à l’extérieur du camp, après avoir été empêchés d’y pénétrer.
Un peu plus tôt samedi, l’armée avait annoncé que vingt-sept djihadistes avaient été tués ces derniers jours lors d’une opération antiterroriste dans le Sinaï, où est implantée la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI). Dans un communiqué, l’institution a également dit que cent quatorze suspects avaient été arrêtés et qu’un camp d’entraînement avait été détruit.
Elle n’a pas fait état de pertes dans les rangs des forces de sécurité lors de ces dernières interventions, qui s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération antiterroriste lancée en février dans le Sinaï, où une importante insurrection djihadiste s’est développée depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi, en 2013.
Depuis le début de cette opération « Sinaï 2018 », plus de cent djihadistes et au moins vingt-deux membres des forces de sécurité ont été tués. Les forces de sécurité égyptiennes soupçonnent l’EI de vouloir installer un nouveau foyer dans le Sinaï, après leurs défaites en Irak et en Syrie.

Prolongation de l’état d’urgence

Samedi également, le président Abdel Fattah Al-Sissi a prolongé de trois mois l’état d’urgence qui avait été décrété en avril 2017, selon un décret publié au journal officiel. Il s’agit de la quatrième prolongation de cette mesure d’exception, dont l’instauration faisait suite à des attaques d’églises coptes à Tanta et à Alexandrie (Nord), revendiquées par l’EI, qui firent quarante-cinq morts.
L’état d’urgence élargit considérablement les pouvoirs de la police en matière d’arrestation, de surveillance, et peut imposer des restrictions à la liberté de mouvement. Cette mesure existe déjà depuis plusieurs années dans le nord du Sinaï.
Le maréchal à la retraite Abdel Fattah Al-Sissi a été réélu, avec plus de 97 % des suffrages, le 28 mars, à la tête du pays, considéré comme un rempart contre le terrorisme par les pays occidentaux.

Le Monde 15.04.2018

jueves, 26 de octubre de 2017

Con nuevos mercados reticentes, el Rafale de Dassault vira hacia potenciales encargos suplementarios de sus clientes


Egipto, India... ¿El Rafale volará hacia nuevos encargos?

¿Egipto ejercerá su opción para la adquisición de 12 Rafale suplementarios? Este será uno de los asuntos de discusión abordados en ocasión de la visita del presidente egipcio Abdel Fattah al-Sissi en Francia este martes 24 de octubre y su encuentro con Emmanuel Macron. "Si puede haber nuevos contratos, ¡tanto mejor! Creo que será objeto de debate entre el presidente francés y el egipcio", precisó el ministro de Economía Bruno Le Maire en la pantalla de Europe 1.
Egipto fue el primer país en encargar el avión de combate francés con un pedido de 24 aparatos en 2015. Sin embargo, subsisten interrogantes sobre la solvencia de El Cairo para un pedido suplementario. "Es mucho mejor si el régimen tiene los medios para pagar los Rafale. Es normal que Bercy se asegure que el régimen egipcio tenga la capacidad de pagar estos encargos de aviones”, precisó el ministro. Francia ya entregó 12 aparatos a Egipto entre 2015 y 2106. Se prevee entregar otros ocho aparatos durante 2017.
Las negociaciones podrían igualmente avanzar en el frente indio. La ministro de Defensa Florence Parly viajó el fin de semana a Nueva-Delhi con una comitiva de industriales del armamento. La Fuerza aérea india nunca ocultó que querían adquirir aparatos franceses más allá de los 36 Rafale encargados.
Estos aparatos fueron comprados “en góndola”, directamente a la planta de Dassault Aviation en Mérignac, a través de un acuerdo de gobierno a gobierno. Si la India llevara a cabo un nuevo encargo, exigiría que los aparatos sean producidos esta vez en su territorio, en sociedad con industriales indios. "Deberemos demostrar que estamos preparados para satisfacer las exigencias del Make In India", explica una fuente industrial tricolor. Algunos industriales como Dassault Aviation, Thales y Safran anticiparon la situación. Ellos recientemente han establecido sociedades con industriales locales. En ocasión del viaje de la ministro de Defensa, deberían precisar sus inversiones industriales en India y el calendario de producción de sus nuevas fábricas.

Fuente: L'Usine Nouvelle publicado el 25/10/2017



Egypte, Inde... Le Rafale vole-t-il vers de nouvelles commandes?

L'Egypte va-t-elle exercer son option pour l'acquisition de 12 Rafale supplémentaires? Ce sera l'un des sujets de discussion abordés à l'occasion de la visite du président Egyptien Abdel Fattah al-Sissi en France ce mardi 24 octobre et sa rencontre avec Emmanuel Macron. "S'il peut y avoir de nouveaux contrats, tant mieux ! Je crois que ce sera l'objet de la discussion entre le président de la République et le président égyptien", a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur les ondes d'Europe 1.
L'Egypte a été le premier pays à commander l'avion de combat français avec une commande de 24 appareils en 2015. Toutefois, des interrogations subsistent sur la solvabilité du Caire pour une commande supplémentaire. "C'est tant mieux si le régime a les moyens de payer les Rafale. C'est normal que Bercy s'assure que le régime égyptien soit en mesure de payer ces commandes d'avions", a précisé le ministre. La France a déjà livré 12 appareils à l'Egypte entre 2015 et 2106. Elle prévoit d'en livrer huit autres durant 2017.
Les négociations pourraient également avancer sur le front indien. La ministre des Armées Florence Parly se rend à New-Delhi en fin de semaine avec un aéropage d'industriels de l'armement. Les forces de l'air indienne n'ont jamais caché qu'elles voulaient acquérir des appareils français au-delà des 36 Rafale commandés.
Ces appareils sont achetés "sur étagère" directement à l'usine de Mérignac de Dassault Aviation, à travers un accord de gouvernement à gouvernement. Si l'Inde devait procéder à une nouvelle commande, elle exigerait que les appareils soient produits cette fois-ci sur place, en partenariat avec des industriels indiens. "Nous allons devoir montrer que nous sommes prêts à satisfaire aux exigences du Make-In India", explique une source industrielle tricolore. Certains industriels comme Dassault Aviation, Thales et Safran ont anticipé la situation. Ils ont récemment noué des partenariats avec des industriels locaux. A l'occasion du déplacement de la ministre des Armées, ils devraient préciser leurs investissements industriels en Inde et le calendrier de production de leurs nouvelles usines.

L'Usine Nouvelle publié le 25/10/2017 

miércoles, 4 de octubre de 2017

Un nuevo intento para lograr la unidad entre Fatah y Hamas, esta vez es Egipto el que brega por la reconciliación palestina


Reconciliación palestina: una "oportunidad" para la paz según al-Sissi

El presidente egipcio Abdel Fatah al-Sissi estimó el martes que el proyecto de reconciliación entre la Autoridad Palestina y los islamistas de Hamas constituye una “oportunidad” para una paz regional más amplia.
"El mundo entero espera vuestros esfuerzos para alcanzar una reconciliación (...) y aprecia vuestra determinación para hacer frente a todos los obstáculos”, afirmó el presidente Sissi en un discurso pregrabado difundido por canales de televisión palestinos.
"Hay una chance de alcanzar la paz en la región a condición de que todas las partes estén unidas", agregó el presidente egipcio.
"Estoy confiado en el hecho de que las grandes potencias, cuando constaten que las partes palestinas son perfectamente conscientes de la importancia (...) de alcanzar la paz, ayudarán a realizar esta paz”, dijo.
El video fue difundido en el momento en que el jefe de inteligencia egipcio, Khaled Fawzy, se reunía con dirigentes de Hamas y de la Autoridad Palestina en la franja de Gaza, de la cual el movimiento islamista tomo el control por la fuerza en 2007.
El primer ministro palestino, Rami Hamdallah, reunió a su gobierno el martes en Gaza por primera vez desde 2014, un gesto que tiende a materializar la reconciliación con Hamas después de varios fracasos estos últimos años.
El Cairo jugó un rol de intermediario para llevar a los dos socios palestinos a un acercamiento.

Fuente: AFP 03/10/2017



Réconciliation palestinienne: une "opportunité" pour la paix selon Sissi

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé mardi que l'entreprise de réconciliation entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas constituait une "opportunité" pour une paix régionale plus large.
"Le monde entier attend vos efforts pour parvenir à une réconciliation (...) et apprécie votre détermination à faire face à tous les obstacles", a affirmé le président Sissi dans un discours pré-enregistré diffusé par des télévisions palestiniennes.
"Il y a une chance de parvenir à la paix dans la région à condition que toutes les parties soient unies", a ajouté le président égyptien.
"Je suis confiant dans le fait que les grandes puissances, lorsqu'elles constateront que les parties palestiniennes sont parfaitement conscientes de l'importance (...) de parvenir à la paix, aideront à réaliser cette paix", a-t-il dit.
La vidéo a été diffusée au moment où le chef du renseignement égyptien, Khaled Fawzy, rencontrait des dirigeants du Hamas et de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, dont le mouvement islamiste a pris le contrôle par la force en 2007.
Le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, a réuni son gouvernement mardi à Gaza pour la première fois depuis 2014, un geste censé matérialiser la réconciliation avec le Hamas après plusieurs échecs ces dernières années.
Le Caire a joué un rôle d'intermédiaire pour amener les deux partenaires palestiniens à se rapprocher.

AFP 03/10/2017

miércoles, 28 de junio de 2017

Las llamativas exigencias de Arabia Saudita y sus socios a Qatar implicarán que la crisis no se resuelva en el corto plazo


Riyad reafirma que sus demandas a Doha “no son negociables”

Arabia Saudita y sus vecinos transmitieron a Qatar trece requerimientos, entre ellos el cierre de la cadena Al-Jazeera y la reducción de sus relaciones con Irán.

Arabia Saudita reafirmó el martes 27 de junio que los requerimientos que el reino formuló en contra de Qatar son inalienables. “Nuestras demandas (…) no son negociables. Es ahora mismo que Qatar debe cesar de apoyar al extremismo y al terrorismo”, dio a conocer en Twitter el ministro de Asuntos exteriores saudita Adel Al-Jubeir, mientras se encontraba en Washington.
Sus declaraciones ocurren poco antes de que el secretario de Estado norteamericano Rex Tillerson reciba a su homólogo qatarí por el tema de la crisis de los países del Golfo. Diplomáticos norteamericanos y kuwaitíes se esfuerzan por jugar de mediadores entre Doha y sus vecinos que, bajo iniciativa de Riyad, lo han aislado económica y diplomáticamente.
Arabia Saudita, Emiratos Árabes Unidos, Bahreïn y Egipto han transmitido una lista de trece demandas, entre las cuales se encuentran el cierre de la cadena Al-Jazeera, el cierre de su base turca y la reducción de sus relaciones con Irán. Estados Unidos advirtió sobre el hecho de que Qatar haría mal en satisfacer algunos requerimientos y pidió a Riyad de reducir su lista a aquellos ítems “razonables y admisibles”.

Continuación de las discusiones

Poco después de las declaraciones de Adel Al-Jubeir, Tillerson recibió el jefe de la diplomacia qatarí, Mohammed Bin Abdul Rahman, antes de reunirse con el ministro de Estado kuwaití para asuntos de gobierno Sabah Khaled Al-Sabah, que se dirige a Arabia Saudita para una misión de mediación. Las discusiones continuarán esta semana, precisó una portavoz del Departamento de Estado.
Qatar alberga la base aérea norteamericana más grande de la región. En cuanto a Bahreïn, alberga una base naval de la quinta flota de Estados Unidos. Además, las fuerzas armadas norteamericanas y sauditas trabajan estrechamente juntas.

Fuente: Le Monde 28.06.2017



Riyad réaffirme que ses demandes à Doha ne sont «pas négociables»

L’Arabie saoudite et ses voisins ont transmis au Qatar treize requêtes, dont l’arrêt de la chaîne Al-Jazira et la réduction de ses relations avec l’Iran.

L’Arabie saoudite a réaffirmé, mardi 27 juin, que les requêtes que le royaume a formulées à l’encontre du Qatar sont inaliénables. «Nos demandes (…) ne sont pas négociables. C’est maintenant au Qatar de cesser de soutenir l’extrémisme et le terrorisme», a ainsi fait valoir sur Twitter le ministre saoudien des affaires étrangères Adel Al-Jubeir, alors qu’il se trouvait à Washington.
Ses déclarations sont intervenues peu avant que le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson ne reçoive son homologue qatari au sujet de la crise des pays du Golfe. Diplomates états-uniens et koweïtiens s’efforcent de jouer les médiateurs entre Doha et ses voisins qui, sous l’impulsion de Riyad, l’ont isolé économiquement et diplomatiquement.
L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte lui ont ainsi transmis une liste de treize demandes, parmi lesquelles l’arrêt de la chaîne Al-Jazira, la fermeture de sa base turque ou la réduction de ses relations avec l’Iran. Les Etats-Unis ont mis en garde sur le fait que le Qatar aurait du mal à satisfaire certaines requêtes et demandé à Riyad de réduire sa liste à celles «raisonnables et recevables».

Poursuites des discussions

Peu après les déclarations de M. Jubeir, M. Tillerson a reçu le chef de la diplomatie qatarie, Mohammed Bin Abdul Rahman, avant de rencontrer le ministre d’Etat koweïtien pour les affaires gouvernementales Sabah Khaled Al-Sabah, qui s’était rendu en Arabie saoudite pour une mission de médiation. Les discussions vont se poursuivre cette semaine, a précisé une porte-parole du département d’Etat.
Le Qatar abrite la plus grande base aérienne américaine de la région. Le Bahreïn, lui, héberge une base navale de la cinquième flotte des Etats-Unis. En outre, les armées américaines et saoudiennes travaillent étroitement ensemble.

Le Monde 28.06.2017

miércoles, 3 de mayo de 2017

Buscando salir del aislamiento internacional para plasmar un acercamiento regional, Hamas modifica su programa político


Territorios palestinos: Hamas modifica su programa político

El Hamas, que controla la franja de Gaza, acaba de modificar su programa político, con una frase que los especialistas del conflicto palestino-israelí desmenuzan y analizan desde hace algunas horas: el Hamas, por primera vez en su historia, menciona el establecimiento de un Estado palestino dentro de las fronteras de 1967, es decir, antes de la ocupación de Cisjordania, Gaza y Jerusalén oriental, pero solamente como “una fórmula de consenso nacional”. No obstante, el movimiento islamista palestino no reconoce a Israel. Entonces ¿qué se puede comprender de esta evolución? El jefe saliente de Hamas, Khaled Mechaal, presentó este lunes en Doha, Qatar, este nuevo documento político.

Es un anuncio moderado por parte del movimiento islamista. Las fronteras de 1967 son para él “una fórmula de consenso nacional”. Porque esta definición de las fronteras de un futuro Estado palestino es el adoptado por la Organización para la liberación de Palestina (OLP). Por esta declaración, Hamas se acerca entonces a esta estructura que representa a los palestinos en las negociaciones internacionales.
Con este documento presentado por el jefe saliente de Hamas, Khaled Mechaal, este lunes en Doha, el movimiento islamista quiere suavizar su imagen. “Después de 10 años, Hamas discutió con muchos diplomáticos y ministros extranjeros. Nuestros dirigentes recibieron muchos consejos y los han tenido en cuenta. Tratan de tener un documento que no se oponga de ningún modo al derecho internacional y que excluya cualquier tipo de racismo y antisemitismo, explica Ahmad Youssef, un miembro del ala moderada de Hamas, ex vice-ministro de Asuntos extranjeros. Nuestra lucha es legítima, no violamos el derecho internacional: es nuestra posición”.
No obstante, Hamas no reconoce directamente las fronteras de 1967 ni el derecho a existir de Israel. Varias veces en el documento publicado en su sitio, apela a la liberación total de Palestina, definiéndola como el conjunto de territorio comprendido “entre el Jordán y el Mediterráneo”.
Incluso antes de la publicación de este nuevo documento, las autoridades israelíes habían rechazado la idea de una flexibilización de la doctrina de Hamas. La oficina del primer ministro había incluso mencionado una “cortina de humo”, señalando que el movimiento no reconoce el derecho de Israel a existir y no renuncia a la lucha armada.

El Hamas se dirige ante todo hacia los países de la región

A través de esta nueva política, Hamas busca nuevos aliados regionales. Desde que la crisis siria estalló y los Hermanos musulmanes fueron expulsados del poder en Egipto, el movimiento se encontraba aislado de la escena internacional, como lo explica Mukhaimer Abu Saada, profesor adjunto de ciencias políticas de la universidad al-Azhar de Gaza. “Estos últimos seis años, el Hamas perdió su relación histórica con Siria e Irán. Las relaciones también son malas con Egipto. Los únicos dos países que aún lo apoyan son Turquía y Qatar. Pero están lejos de Gaza. Entonces, para sobrevivir, el Hamas debe mejorar sus relaciones con Egipto. Muchos palestinos dicen que Egipto es el pulmón que les permite continuar respirando” afirma él.
Para acercarse a Egipto - y también a Arabia Saudita - Hamas debe romper entonces sus lazos con los Hermanos musulmanes, considerados como una organización terrorista por las autoridades de El Cairo. El Hamas espera de este modo obtener un aligeramiento del bloqueo al cual el territorio que controla - la franja de Gaza - está sumido. Egipto podría reabrir, en todo caso parcialmente, su frontera. Y en Gaza, sueñan también con el establecimiento de una zona de libre comercio en la ciudad fronteriza de Rafah.

¿Un acercamiento con el Fatah del presidente Mahmoud Abbas?

Del lado palestino, el número dos de Fatah, el gran rival de Hamas, decía hace algunas semanas “querer concentrarse” sobre esta mención anunciada de las fronteras de 1967. Allí veía un acercamiento de sus posiciones. Pero después, la gestión de asuntos no hace más que acentuar la división entre las dos partes.
Efectivamente, Hamas acusa a la Autoridad Palestina, controlada por Fatah, de abandonar la franja de Gaza. Ha nombrado eso que ella llama un comité administrativo para supervisar la acción de los ministerios en ese territorio. En Ramallah, esta iniciativa es vista como la implementación de un gobierno de facto. En respuesta, la Autoridad Palestina entonces decidió recortar el 30% de los salarios de sus funcionarios en la franja de Gaza e informó a Israel la semana pasada que cesaba de financiar el suministro de electricidad a Gaza. Este suministro israelí es actualmente la única fuente de aprovisionamiento para que los habitantes de Gaza tengan no más que 3 o 4 horas de corriente por día. En resumen, la reconciliación parece más bien alejarse que aproximarse.

Fuente: RFI por el corresponsal en Jerusalén Guilhem Delteil publicado el 02-05-2017



Territoires palestiniens: le Hamas modifie son programme politique

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, vient de modifier son programme politique, avec une phrase que les spécialistes du conflit israélo-palestinien décortiquent et analysent depuis quelques heures: le Hamas, pour la première fois de son histoire, évoque l'établissement d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, c'est-à-dire avant l’occupation israélienne en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, mais seulement comme «une formule de consensus national». Pour autant, le mouvement islamiste palestinien ne reconnaît pas Israël. Que faut-il donc comprendre de cette évolution? Le chef sortant du Hamas, Khaled Mechaal, a présenté ce lundi à Doha, au Qatar, ce nouveau document politique.

C'est une annonce en demi-teinte de la part du mouvement islamiste. Les frontières de 1967 sont pour lui «une formule de consensus national». Car cette définition des frontières d'un futur Etat palestinien est celle adoptée par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Par cette déclaration, le Hamas se rapproche donc de cette structure qui représente les Palestiniens dans les négociations internationales.
Avec ce document présenté par le chef sortant du Hamas, Khaled Mechaal, ce lundi à Doha, le mouvement islamiste veut ainsi assouplir son image. «Depuis 10 ans, le Hamas a discuté avec beaucoup de diplomates et de ministres étrangers. Nos dirigeants ont reçu beaucoup de conseils et ils en ont tenu compte. Ils essayent d’avoir un document qui ne s’oppose aucunement au droit international et qui exclut tout racisme et antisémitisme, explique Ahmad Youssef, un membre de l'aile modérée du Hamas, ancien vice-ministre des Affaires étrangères. Notre lutte est légitime, nous ne violons pas le droit international: c’est là notre position».
Cependant, le Hamas ne reconnaît pas directement les frontières de 1967 ni le droit à exister d'Israël. A plusieurs reprises dans le document publié sur son site, il appelle à la libération totale de la Palestine qu'il définit comme l'ensemble du territoire compris «entre le Jourdain et la Méditerranée».
Avant même la publication de ce nouveau document, les autorités israéliennes avaient rejeté l'idée d’un assouplissement de la doctrine du Hamas. Le bureau du Premier ministre avait même évoqué un «écran de fumée», soulignant que le mouvement ne reconnaît pas le droit d'Israël à exister et ne renonce pas à la lutte armée.

Le Hamas s’adresse avant tout aux pays de la région

A travers cette nouvelle politique, le Hamas se cherche de nouveaux alliés régionaux. Depuis que la crise syrienne a éclaté et que les Frères musulmans ont été chassés du pouvoir en Egypte, le mouvement se trouvait isolé sur la scène internationale, comme l’explique Mukhaimer Abu Saada, professeur associé de Sciences politiques à l'université al-Azhar de Gaza. «Ces six dernières années, le Hamas a perdu sa relation historique avec la Syrie et l’Iran. Les relations sont mauvaises aussi avec l’Egypte. Les deux seuls pays qui le soutiennent toujours sont la Turquie et le Qatar. Mais ils sont loin de Gaza. Donc, pour survivre, le Hamas doit améliorer ses relations avec l’Egypte. Beaucoup de Palestiniens disent que l’Egypte est le poumon qui permet aux Palestiniens de continuer à respirer», affirme-t-il.
Pour se rapprocher de l'Egypte - et également de l'Arabie saoudite - le Hamas doit donc rompre ses liens avec les Frères musulmans, considérés comme une organisation terroriste par les autorités du Caire. Le Hamas espère ainsi obtenir un allègement du blocus auquel le territoire qu'il contrôle - la bande de Gaza - est soumis. L'Egypte pourrait rouvrir, en tout cas en partie, sa frontière. Et à Gaza, on rêve même de l'établissement d'une zone de libre-échange dans la ville frontalière de Rafah.

Un rapprochement avec le Fatah du président Mahmoud Abbas?

Côté palestinien, le numéro deux du Fatah, le grand rival du Hamas, disait il y a quelques semaines «vouloir se concentrer» sur cette mention annoncée des frontières de 1967. Il y voyait un rapprochement de leurs positions. Mais depuis, la gestion des affaires n'a fait qu'accentuer la division entre les deux partis.
En effet, le Hamas accuse l'Autorité palestinienne, contrôlée par le Fatah, de délaisser la bande de Gaza. Il a nommé ce qu'il appelle un comité administratif pour superviser l'action des ministères dans ce territoire. A Ramallah, cette initiative est vue comme la mise en place d'un gouvernement de facto. En réponse, l'Autorité palestinienne a donc décidé de couper de 30% le salaire de ses fonctionnaires dans la bande de Gaza et a informé Israël la semaine dernière qu'elle cessait de financer les livraisons d'électricité à Gaza. Ces livraisons israéliennes sont actuellement l'unique source d'approvisionnement et les Gazaouis n'ont que 3 ou 4 heures de courant par jour. En somme, la réconciliation semble plutôt s'éloigner que se rapprocher.

RFI par notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil publié le 02-05-2017