sábado, 15 de febrero de 2014

El continente africano está atravesado por una creciente inestabilidad, ahora Níger se suma a los países en crisis recurrentes.


Níger: “la paz y la estabilidad amenazadas” en el país, según unas cuarenta ONGs.

La paz y la estabilidad social están “amenazadas” en Níger debido a un clima político “muy tenso” entre la oposición y la mayoría, afirmaron el viernes unas cuarenta ONGs nigerinas.
“La clase política mantiene un clima que corre riesgo de engendrar amenazas a la paz, a la democracia y a la estabilidad social”, afirmaron estas ONGs, reagrupadas en el seno del Colectivo de organizaciones de defensa de derechos humanos y de la democracia (CODDHD), en un comunicado.
La tensión política se incrementó estas últimas semanas con el anuncio el viernes pasado de los dos partidos más importantes de la oposición de denunciar al ministro del Interior Hassoumi Massaoudou, que había acusado a sus líderes de incitación al “odio étnico” y “de apelar abiertamente a la interrupción del proceso democrático, del mandato democrático regular por la intervención armada”.
El viernes, cuatro ministros que pertenecen a un partido de oposición fueron excluidos de su formación política por haber ingresado al gobierno en agosto de 2013 sin su aval.
Nueve periodistas, un reconocido opositor al poder actual, un miembro de una ONG de defensa de derechos humanos y un dirigente sindical, por otra parte fueron detenidos y luego liberados desde el 25 de enero en Niamey.
Durante una conferencia de prensa en enero, el ministro de Justicia, Marou Amadou, había anunciado que sus servicios iban a proseguir con “cinco” casos de “incitación al odio étnico, a la insurrección y al golpe de Estado” proferidos en los medios locales.
“Comportamientos de tal naturaleza crean muy a menudo un terreno propicio para los disturbios en la cohesión social con consecuencias muy duras para la vida de la nación”, estimó el CODDHD.
Las cuestiones ligadas al ejército y a la etnia son muy sensibles en Níger, país pobre abonado a los golpes de Estado.
El mismo presidente Issoufou fue elegido democráticamente en 2011 como consecuencia del derrocamiento por el ejército en 2010, del ex presidente Mamadou Tandja después de 10 años en el poder.
La Comisión de derechos humanos en Níger (organismo público) había hecho sonar la alarma el sábado indicando que los “últimos desarrollos” de la situación política podían “deslizarse sobre situaciones incontrolables” que “podrían empañar la imagen de Níger”.
Un texto de 2010 despenaliza los delitos de prensa en Níger.

Fuente: Challenges y AFP publicado el 14-02-2014



Niger: "la paix et la stabilité menacées" dans le pays, selon une quarantaine d'ONGs.

La paix et la stabilité sociale sont "menacées" au Niger en raison d'un climat politique "très tendu" entre opposition et majorité, ont affirmé vendredi une quarantaine d'ONG nigériennes.
"La classe politique entretient un climat qui risque d'engendrer des menaces à la paix, à la démocratie et à la stabilité sociale", ont affirmé ces ONG, regroupées au sein du Collectif des organisations de défense des droits de l'Homme et de la démocratie (CODDHD), dans un communiqué.
La tension politique est montée d'un cran ces dernières semaines avec l'annonce vendredi dernier des deux plus importants partis d'opposition de porter plainte contre le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou, qui avait accusé leurs leaders d'incitation à la "haine ethnique" et "d'appeler ouvertement à l'interruption du processus démocratique, du mandat démocratique régulier par l'intervention armée".
Vendredi, quatre ministres appartenant à un parti d'opposition ont été exclus de leur formation politique pour être entrés au gouvernement en août 2013 sans son aval.
Neuf journalistes, un opposant reconnu au pouvoir en place, un membre d'une ONG de défense des droits de l'Homme et un dirigeant syndical, ont par ailleurs été arrêtés puis libérés depuis le 25 janvier à Niamey.
Lors d'un point de presse en janvier, le ministre de la Justice, Marou Amadou, avait annoncé que ses services allaient poursuivre "cinq" cas "d'appels à la haine ethnique, à l'insurrection et au coup d'Etat" proférés sur des médias locaux.
"Des comportements de telle nature créent le plus souvent un terrain propice aux troubles à la cohésion sociale avec des conséquences très lourdes sur la vie de la nation", a estimé le CODDHD.
Les questions liées à l'armée et à l'ethnie sont très sensibles au Niger, pays pauvre abonné aux coups d'Etat.
Le président Issoufou a lui-même été élu démocratiquement en 2011 à la suite du renversement en 2010 par l'armée de l'ex-président Mamadou Tandja après 10 ans de pouvoir.
La Commission des droits de l'Homme au Niger (organe public) avait tiré samedi la sonnette d'alarme en indiquant que les "derniers développements" de la situation politique pouvaient "glisser sur des situations incontrôlables" qui "pourraient ternir l'image du Niger".
Un texte de 2010 dépénalise les délits de presse au Niger.

Challenges et AFP publié le 14-02-2014