lunes, 14 de febrero de 2011

Los sucesos de Túnez y Egipto aceleran los cambios en la Autoridad Palestina.

La Autoridad Palestina cambia de gobierno.

El primer ministro Salam Fayyad presentó el lunes por la mañana su dimisión al presidente Mahmoud Abbas. Esté lo confirmó en sus funciones para que forme un nuevo gobierno.

La dimisión del primer ministro Salam Fayyad llegó el lunes por la mañana a la oficina del presidente de la Autoridad Palestina, Mahmoud Abbas. Éste le encargó en la ocasión formar un nuevo gabinete.
A fines del último año, el presidente había mostrado su intención de rehacer el gobierno. Entonces había precisado que Salam Fayyad, un economista de 58 años, primer ministro desde el 2007, fuera acompañado en sus funciones.
Según un comunicado difundido el lunes por la presidencia, Mahmoud Abbas afirmó que «el nuevo gobierno deberá concentrar su trabajo en la movilización de todas las fuerzas con vistas al establecimiento del Estado independiente de Palestina en septiembre próximo». El jefe del gobierno debe rápidamente comenzar las consultas con los partidos palestinos y la sociedad civil.

«Restablecer la unidad nacional»

En crisis de legitimidad después de las filtraciones sobre las negociaciones de paz con Israel y el derrumbamiento de los regímenes egipcio y tunecino, dos países aliados, la dirección palestina anunció el sábado elecciones generales de aquí a septiembre. Desde el 31 de enero, Salam Fayyad había pedido a los movimientos palestinos «comenzar a reflexionar seriamente sobre las elecciones generales», después del escrutinio municipal previsto para el 9 de julio. Había estimado «oportuno de utilizarlos para poner fin a la división y restablecer la unidad nacional». Una alusión a la separación de hecho entre Cisjordania, donde la Autoridad Palestina gobierna las zonas autónomas, y la franja de Gaza, controlada por Hamas desde junio de 2007.
El movimiento islamista, vencedor de las elecciones legislativas hace cinco años, rechazó desde ahora los dos escrutinios previstos por la Autoridad Palestina. Ésta ya había apelado a elecciones generales para el 24 de enero de 2010, antes de renunciar a eso frente a la negativa de Hamas de organizarlos en Gaza. Hamas discute públicamente desde hace meses la legitimidad del gobierno de Ramallah y de Mahmoud Abbas. El mandato del presidente expiró en enero de 2009, pero ha sido prolongado hasta la organización de una nueva elección presidencial con el fin de evitar un vacío institucional.

Fuente: Le Figaro por Thomas Vampouille 14.02.2011


L'Autorité palestinienne change de gouvernement.

Le premier ministre Salam Fayyad a présenté lundi matin sa démission au président Mahmoud Abbas. Celui-ci l'a reconduit dans ses fonctions pour former un nouveau gouvernement.

La démission du premier ministre Salam Fayyad est arrivée lundi matin sur le bureau du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Celui-ci l'a chargé dans la foulée de former un nouveau cabinet.
À la fin de l'année dernière, le président avait fait part de son intention de remanier le gouvernement. Il avait alors précisé que Salam Fayyad, un économiste de 58 ans premier ministre depuis 2007, serait reconduit dans ses fonctions.
Selon un communiqué diffusé lundi par la présidence, Mahmoud Abbas «a affirmé que le nouveau gouvernement devrait concentrer ses travaux sur la mobilisation de toutes les énergies en vue de l'établissement de l'État indépendant de Palestine en septembre prochain». Le chef du gouvernement doit rapidement entamer des consultations avec les partis palestiniens et la société civile.

«Rétablir l'unité nationale»

En crise de légitimité après les fuites sur les négociations de paix avec Israël et la débâcle des régimes égyptien et tunisien, deux pays alliés, la direction palestinienne a annoncé samedi des élections générales d'ici à septembre. Dès le 31 janvier, Salam Fayyad avait appelé les mouvements palestiniens à «commencer à réfléchir sérieusement à des élections générales», après le scrutin municipal prévu pour le 9 juillet. Il avait estimé «opportun de les utiliser pour mettre fin à la division et rétablir l'unité nationale». Une allusion à la séparation de fait entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne gouverne les zones autonomes, et la bande de Gaza contrôlée par le Hamas depuis juin 2007.
Le mouvement islamiste, vainqueur des législatives il y a cinq ans, a d'ores et déjà rejeté les deux scrutins prévus par l'Autorité palestinienne. Celle-ci avait déjà appelé à des élections générales pour le 24 janvier 2010, avant d'y renoncer face au refus du Hamas de les organiser à Gaza. Le Hamas conteste publiquement depuis des mois la légitimité du gouvernement de Ramallah et celle de Mahmoud Abbas. Le mandat du président a expiré en janvier 2009, mais il a été prolongé jusqu'à l'organisation d'une nouvelle présidentielle afin d'éviter un vide institutionnel.

Le Figaro par Thomas Vampouille 14/02/2011