martes, 16 de agosto de 2011

Diez ciudades iraquíes sufrieron atentados mientras se acerca el retiro definitivo de las tropas norteamericanas.

Diez ciudades iraquíes golpeadas simultáneamente por atentados.

Una serie de ataques dejó por lo menos 74 muertos y más de 300 heridos en diez ciudades iraquíes, el lunes 15 de agosto por la mañana. Esta ola de violencia es la peor que haya conocido el país desde hace semanas. Ella ocurre mientras el ejército norteamericano negocia el mantenimiento de un contingente limitado en el sitio luego de la fecha tope de fines del 2011.
Las ciudades de Kout, Tikrit, Bagdad, Najaf, Bakouba, Kirkuk, Ramadi, Kerbala, kan Beni Saad y Balad han sido atacadas en las primeras horas de la mañana. Estos atentados, que dejaron 67 muertos, no han sido reivindicados. Fueron seguidos por la noche por un nuevo ataque en Youssoufiya (25 km al sur de Bagdad) que dejó 7 muertos, señaló una fuente del Ministerio del Interior.

"Ataques criminales"

El ataque más mortífero, un doble atentado, provocó al menos 40 muertos y 65 heridos en Kout, a 160 km al sudeste de Bagdad, según el nuevo balance de una fuente hospitalaria. Las dos explosiones se produjeron hacia las 08 de la mañana en un lugar atestado del centro de la ciudad. Han sido activadas casi simultáneamente en un coche bomba y una bomba colocada a la vera de la ruta.
El presidente del parlamento iraquí, Iyad Al-Oussama Al-Noujaifi, "condenó estos ataques criminales que se sucedieron en un cierto número de provincias y causaron la muerte y heridas a decenas de personas inocentes", según un comunicado de prensa.
"Exijo conocer la razón de estos ataques y quien está implicado", afirmó él, juzgando "necesario aumentar los esfuerzos para impedir tales acontecimientos".

Armas con silenciadores.

Igualmente otros ataques tocaron a varias ciudades de Irak: dos kamikazes se detonaron temprano el lunes por la mañana, en las oficinas del departamento antiterrorista en Tikrit, ciudad del ex presidente Saddam Hussein (a 160 km al norte de Bagdad), matando a tres policías, señaló un oficial del ejército iraquí en Tikrit. Siete personas han resultado heridas.
"Ellos intentaban ingresar a la prisión en la cual está encerrada una centena de miembros de Al-Qaeda", explicó el capitán Djassim Al-Djibouri, miembro de la unidad antiterrorista de Tikrit. Una fuente hospitalaria declaró que tres policías habían encontrado la muerte y nueve habían resultado heridos en este ataque.
Por otra parte, cuatro soldados han sido asesinados en el centro de Bakuba (a 60 km al norte de Bagdad) por hombres armados que atacaron un puesto de control, el lunes por la mañana, con armas provistas con silenciadores, indicó una fuente en el centro de operaciones de Bakuba.

Moto con trampa explosiva.

Siempre en Bakuba, 14 personas han resultado heridas en otras dos explosiones y las oficinas del gobierno provincial fueron evacuadas, según la misma fuente. En Kerbala (a 110 km al sur de Bagdad), un coche bomba dejó dos muertos y nueve heridos, entre los que estaban uniformados de un puesto de policía en el este de la ciudad, indicó el jefe del consejo provincial, Mohammed Al-Moussaoui.
En Kirkuk (norte), un civil ha resultado muerto y otros 14 heridos en varias explosiones, entre ellas una persona por una moto bomba, indicaron la policía y el médico del hospital. Una iglesia ortodoxa asiria del centro de la ciudad también fue objeto de un ataque con explosivos por la noche, que no provocó heridos y sólo dañó la fachada del edificio, indicó la policía.
En Bagdad, cinco personas han resultado heridas en el barrio de Mansour luego de la explosión de un coche bomba al paso de un convoy del Ministerio de educación, según el Ministerio del Interior.

Un coche bomba contra un puesto de policía.

En Ramadi (a 100 km al oeste de Bagdad), una persona ha sido asesinada y siete heridas por bombas que iban dirigidas contra la casa de un oficial de policía, indicó el mayor Sohaib Ali, de la policía de Ramadi. En Balad (a 70 km al norte de Bagdad), una bomba colocada cerca de la sede de la municipalidad provocó cinco heridos, según la policía local.
En Najaf (a 150 km al sur de Bagdad), dos coches bomba explotaron, provocando siete muertos y sesenta heridos, según un portavoz del departamento de salud. Uno de ellos iba dirigido contra un puesto de policía y el otro explotó diez minutos más tarde por fuera del recinto, según una fuente médica.

47.000 soldados norteamericanos deben irse.

Esta serie de atentados ocurre mientras los principales dirigentes políticos iraquíes vienen de discutir la autorización para que el gobierno negocie con los Estados Unidos el mantenimiento de un contingente limitado de instructores norteamericanos después de la fecha tope de fines del 2011, fecha en la cual los 47.000 soldados norteamericanos aún presentes en Irak deben irse.
Pero tanto los norteamericanos como los iraquíes reconocen que no está garantizado que sea concluido un acuerdo. Numerosas cuestiones sensibles sobre el número de militares, la duración y las condiciones de su presencia quedan por resolver.

Fuente: Le Monde con AFP y Reuters 15.08.2011







Dix villes irakiennes frappées simultanément par des attentats.

Une série d'attaques a fait au moins 74 morts et plus de 300 blessés dans dix villes irakiennes, lundi 15 août au matin. Cette vague de violences est la pire qu'ait connue le pays depuis des semaines. Elle intervient alors que l'armée américaine négocie le maintien d'un contingent limité sur place après la date butoir de fin 2011.
Les villes de Kout, Tikrit, Bagdad, Najaf, Bakouba, Kirkouk, Ramadi, Kerbala, Khan Beni Saad et Balad ont été frappées dans les premières heures de la matinée. Ces attentats, qui ont fait 67 morts, n'ont pas été revendiqués. Ils ont été suivis dans la soirée par une nouvelle attaque à Youssoufiya (25 km au sud de Bagdad) qui a fait 7 morts, a indiqué une source au ministère de l'intérieur.

"Attaques criminelles"

L'attaque la plus meurtrière, un double attentat, a fait au moins 40 morts et 65 blessés à Kout, à 160 km au sud-est de Bagdad, selon le nouveau bilan d'une source hospitalière. Les deux explosions se sont produites vers 8 heures dans un endroit bondé du centre de la ville. Elles ont été provoquées quasi simultanément par une voiture piégée et une bombe placée au bord de la route.
Le président du Parlement irakien, Iyad Al-Oussama Al-Noujaifi, a "condamné [ces] attaques criminelles qui ont visé un certain nombre de provinces et causé la mort et des blessures à des dizaines de personnes innocentes", selon un communiqué de ses services.
"J'exige de connaître la raison de ces attaques et qui est impliqué", a-t-il affirmé, jugeant "nécessaire d'accroître les efforts pour empêcher de tels événements".

Des armes munies de silencieux.

D'autres attaques ont également visé plusieurs autres villes d'Irak : deux kamikazes se sont fait exploser tôt lundi matin dans les locaux du département antiterroriste à Tikrit, ville de l'ancien président Saddam Hussein (160 km au nord de Bagdad), tuant trois policiers, a indiqué un officier de l'armée irakienne à Tikrit. Sept personnes ont été blessées.
"Ils tentaient d'accéder à la prison dans laquelle sont enfermés une centaine de membres d'Al-Qaida", a expliqué le capitaine Djassim Al-Djibouri, membre de l'unité antiterroriste de Tikrit. Une source hospitalière a déclaré que trois policiers ont trouvé la mort et neuf ont été blessés dans cette attaque.
Quatre soldats ont été tués par ailleurs dans le centre de Bakouba (60 km au nord de Bagdad) par des hommes armés qui ont attaqué un point de contrôle, lundi matin, avec des armes munies de silencieux, a indiqué une source au centre d'opérations opérationnel de Bakouba.

Moto piégée.

Toujours à Bakouba, 14 personnes ont été blessées dans deux autres explosions et les locaux du gouvernorat provincial ont été évacués, selon la même source. A Kerbala (110 km au sud de Bagdad), une voiture piégée a fait deux morts et neuf blessés, dont des policiers devant un poste de police dans l'est de la ville, a indiqué le chef du conseil provincial, Mohammed Al-Moussaoui.
A Kirkouk (Nord), un civil a été tué et 14 autres blessés dans plusieurs explosions, dont l'une par une moto piégée, ont indiqué la police et un médecin de l'hôpital. Une église orthodoxe assyrienne du centre de la ville a aussi fait l'objet d'une attaque à l'explosif dans la nuit, qui n'a pas fait de blessé mais a endommagé le bâtiment, a indiqué la police.
A Bagdad, cinq personnes ont été blessées dans le quartier de Mansour lors de l'explosion d'une voiture piégée visant un convoi du ministère de l'éducation, selon le ministère de l'intérieur.

Une voiture piégée contre un poste de police.

A Ramadi (100 km à l’ouest de Bagdad), une personne a été tuée et sept blessées par des bombes visant la maison d'un officier de police, a indiqué le major Sohaib Ali, de la police de Ramadi. A Balad (70 kilomètres au nord de Bagdad), une bombe placée près du siège de la municipalité a fait cinq blessés, selon la police locale.
A Najaf (150 km au sud de Bagdad), deux voitures piégées ont explosé, faisant sept morts et 60 blessés, selon un porte-parole du département de la santé. L'une d'elles visait un poste de police et l'autre a explosé dix minutes plus tard à l'extérieur de l'enceinte, d'après une source médicale.

47.000 soldats américaines doivent partir.

Cette série d'attentats intervient alors que les principales composantes politiques irakiennes viennent de s'entendre pour autoriser le gouvernement à négocier avec les Etats-Unis le maintien d'un contingent limité de formateurs américains après la date butoir de fin 2011, date à laquelle les 47 000 soldats américains encore présents en Irak doivent tous partir.
Mais tant les Américains que les Irakiens reconnaissent qu'il n'est pas garanti qu'un accord soit conclu. De nombreuses questions sensibles sur le nombre de militaires, la durée et les conditions de leur maintien restent à trancher.

Le Monde avec AFP et Reuters 15.08.2011