miércoles, 15 de junio de 2011

Mientras Turquía emplaza al gobierno sirio, el Consejo de Seguridad de la ONU busca una resolución de condena.

Intensa actividad diplomática alrededor de Siria.

Un emisario de Bachar Al-Assad se entrevistará, el miércoles 15 de junio, con el primer ministro turco Recep Tayyip Erdogan. "Hassan Turkmani, emisario especial del presidente sirio, será recibido por Erdogan por la tarde para repasar los sucesos que se desarrollan en Siria", indicó una fuente gubernamental turca. La llegada de este emisario sucede en un contexto particularmente difícil entre Ankara y Damasco. Las buenas relaciones de ambos vecinos están siendo puestas a prueba por el movimiento de rebelión y la represión violenta que sacuden a Siria, así como por la llegada de refugiados a Turquía.

Turquía no cerrará sus puertas.

El martes, R. Erdogan exhortó nuevamente al presidente sirio, durante una conversación telefónica, a establecer un cronograma de reformas. También le pidió poner fin a la represión. Exasperado, el primer ministro turco acusó recientemente a la dirigencia de Damasco de "atrocidades" y calificó la represión de "inaceptable". Añadió que su país no le cerraría sus puertas a los sirios que buscan allí refugio.
Turquía está enfrentando una afluencia de sirios que huyen la represión. Ellos son, hasta este martes, 8.538, a quienes se añaden otros 5.000 refugiados en el Líbano. Desde el 15 de marzo, más de 1.200 opositores murieron y otros 10.000 han sido detenidos en Siria, según las ONG.
Expertos del Alto Comisariado de derechos humanos de las Naciones Unidas se encontraban el martes en la frontera sirio-turca. Ellos llegaron a la provincia turca de Hatay para recibir, de casi mil refugiados, los testimonios sobre la represión que golpeó nuevas regiones del norte de Siria a pesar de la condena internacional. Mientras que el régimen se niega a dejar pasar a equipos humanitarios y grupos de derechos humanos, su misión es "investigar los apremios" en Siria, dijo un miembro de la misión.

Un objetivo de once votos.

Mientras tanto, París continúa militando sobre los otros catorce miembros del Consejo de Seguridad de la ONU con el fin de obtener una mayoría de once voces para votar un proyecto de resolución que condene esta represión. Rusia y China están allí, ellas se oponen estrictamente. "Nosotros tenemos hoy probablemente nueve votos en el Consejo de Seguridad. Nos queda convencer a África del Sur, India y Brasil y nos esforzamos en eso día tras día", declaró el martes Alain Juppé, el ministro de Asuntos Exteriores francés, en la Asamblea Nacional.
"Si las cosas comienzan a moverse de este lado, si podíamos obtener once votos, entonces sólo falta que cada uno asuma sus responsabilidades. Pondríamos este proyecto de resolución en consideración y veríamos si Rusia y China perseveran en su veto", añadió A. Juppé, reafirmando que para Francia la represión en Siria "levanta indignación y pide ser condenada". "Las cosas se degradan día a día", advirtió.

Fuente: Le Monde con AFP 15.06.2011




Intense activité diplomatique autour de la Syrie.

Un émissaire de Bachar Al-Assad devrait s'entretenir, mercredi 15 juin, par le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. "Hassan Turkmani, l'émissaire spécial du président syrien, sera reçu par M. Erdogan dans l'après-midi pour évoquer les développements en Syrie", a indiqué une source gouvernementale turque. L'arrivée de cet émissaire intervient dans un contexte particulièrement difficile entre Ankara et Damas. Les bonnes relations des deux voisins sont éprouvées par le mouvement de révolte et la violente répression qui secouent la Syrie, ainsi que par l'arrivée de réfugiés en Turquie.

La Turquie ne fermera pas ses portes.

Mardi, M. Erdogan a de nouveau exhorté le président syrien, lors d'un conversation téléphonique, à établir un calendrier de réformes. Il lui a également demandé de mettre fin à la répression. Exaspéré, le premier ministre turc a récemment accusé le pouvoir en place à Damas "d'atrocités" et a qualifié la répression d'"inacceptable". Il a ajouté que son pays ne fermerait pas ses portes aux Syriens qui y cherchent refuge.
La Turquie est confrontée à un afflux de Syriens qui fuient la répression. Ils étaient, mardi, 8 538, auxquels s'ajoutent 5 000 autres réfugiés au Liban. Depuis le 15 mars, plus de 1 200 opposants sont morts et 10 000 autres ont été arrêtés en Syrie, selon des ONG.
Des experts du haut-commissariat aux droits de l'homme des Nations unies se trouvaient mardi à la frontière syro-turque. Ils sont arrivés dans la province turque de Hatay pour recueillir, auprès de milliers de réfugiés, des témoignages sur la répression qui a touché de nouvelles régions du nord de la Syrie malgré les condamnations internationales. Alors que le régime refuse de laisser entrer des équipes humanitaires et des groupes des droits de l'homme, leur mission est d'"enquêter sur les exactions" en Syrie, a dit un membre de la mission.

Un objectif de onze votes.

Entretemps, Paris continue de militer auprès des quatorze autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU afin d'obtenir une majorité de onze voix pour voter un projet de résolution condamnant cette répression. La Russie et la Chine y sont, elles, strictement opposées. "Nous avons aujourd'hui vraisemblablement neuf votes au Conseil de sécurité. Il nous reste à convaincre l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil (et) nous nous y employons jour après jour", a déclaré mardi, Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères français, à l'Assemblée nationale.
"Si les choses bougeaient de ce côté-là, si nous pouvions avoir onze votes, alors il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Nous mettrions ce projet de résolution aux voix et nous verrions si la Russie et la Chine persévèrent dans leur veto", a ajouté M. Juppé, réaffirmant que pour la France la répression en Syrie "soulève indignation et appelle condamnation". "Les choses se dégradent de jour en jour", a-t-il averti.

Le Monde avec AFP 15.06.2011