jueves, 9 de junio de 2011

La presencia de Al-Qaeda en Yemen en la mira de los aviones de combate y los drones norteamericanos.

Washington intensifica los ataques aéreos en Yemen.

Los Estados Unidos acentuaron sus incursiones aéreas en Yemen estas últimas semanas, con la ayuda de drones y de aviones de combate, contra presuntos militantes de Al-Qaeda, informa el New York Times. El aumento de los ataques sucede mientras que el régimen del presidente Ali Abadallah Saleh está a un paso de ser derrocado por una insurrección popular. Según el New York Times, los ataques aéreos norteamericanos están destinados a impedir que los partidarios de Al-Qaeda en el sur del país alcancen el poder, tomando ventaja del vacío político actual. Para la CIA, la presencia de Al-Qaeda en la península arábiga (AQPA) representaría un peligro más importante que el que representan los altos responsables de la nube terrorista escondidos en Pakistán.
Un responsable norteamericano confirmó que en el curso de un ataque aéreo llevado a cabo por aparatos norteamericanos el último viernes, Abou Ali Al Hariti, una estrella en ascenso de Al-Qaeda en Yemen, había sido abatido. En mayo, los norteamericanos habían intentado abatir a Anouar Al Aoulaki, jefe del AQPA.

"Continuar la rebelión"

El miércoles, el más alto oficial norteamericano, Michael Mullen, previno que el "caos" en Yemen hacía a Al-Qaeda aún "más peligroso". El número dos de Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, llamó por otra parte a los yemeníes a continuar su rebelión para establecer "un régimen que aplicará la sharia", en un vídeo difundido el miércoles a través de Internet. El martes, el ministerio de defensa yemení había anunciado que treinta "miembros de Al-Qaeda " habían sido abatidos durante un asalto del ejército contra Zinjibar, ciudad que se encuentra en manos de insurgentes sospechados de estar ligados a Al-Qaeda.
El presidente Ali Abdallah Saleh está actualmente hospitalizado en Riyad, después de haber resultado herido durante un bombardeo del palacio presidencial en Sanaa. Ali Abdallah Saleh, que dirigió el país durante treinta y tres años, fue un aliado importante de Washington en el combate contra Al-Qaeda, y agitó mucho tiempo esa amenaza para justificar su permanencia en el poder, a pesar de las vivas protestas populares contra él desde enero.

"Nuevo vuelo"

El 21 de mayo, el presidente Saleh había prevenido "si este régimen se va, Al-Qaeda va a tomar un nuevo vuelo". Según el New York Times, las recientes operaciones aéreas norteamericanas suceden luego de casi un año de suspensión de las mismas, debido a una mala calidad de la inteligencia, que provocó varios muertos entre los civiles durante los ataques. El presidente Saleh había dado luz verde a estos ataques en Yemen durante el 2009, declarando públicamente que fueron llevados a cabo por la fuerza aérea yemení, recuerda el periódico.
La extensión del conflicto en Yemen podría tener efectos devastadores, comprueban los servicios norteamericanos: un grupo podría haber decidido proporcionar a Washington falsas informaciones para llevar a cabo ataques contra sus adversarios. Es la razón por la cual el embajador norteamericano en Sanaa se reunió con ciertos miembros de la oposición para explicarles que el accionar de Washington no es favorecer tal o cual facción sino de luchar contra Al-Qaeda.

Fuente: Le Monde con AFP y Reuters 09.06.2011




Washington intensifie les frappes aériennes au Yémen.

Les Etats-Unis ont accentué leurs raids aériens au Yémen ces dernières semaines, à l'aide de drones et d'avions de combat, contre des militants présumés d'Al-Qaida, rapporte le New York Times. L'accélération des frappes intervient alors que le régime du président Ali Abadallah Saleh est en passe d'être renversé par une insurrection populaire. Selon le New York Times, les frappes américaines sont destinées à empêcher les partisans d'Al-Qaida dans le sud du pays de s'emparer du pouvoir, en prenant avantage du vide politique actuel. Pour la CIA, la présence d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA) représenterait un danger plus important que celui posé par les hauts responsables de la nébuleuse terroriste cachés au Pakistan.
Un responsable américain a confirmé qu'au cours d'une frappe aérienne menée par des appareils américains vendredi dernier, Abou Ali Al Hariti, une étoile montante d'Al-Qaida au Yémen, avait été tué. En mai, les Américains avaient tenté d'abattre Anouar Al Aoulaki, chef d'AQPA.

"Poursuivre la révolte"

Mercredi, le plus haut gradé américain, Michael Mullen, a prévenu que le "chaos" au Yémen rendait Al-Qaida encore "plus dangereuse". Le numéro deux d'Al-Qaida, Ayman Zawahiri, a d'ailleurs appelé les Yéménites à poursuivre leur révolte pour établir "un régime qui appliquera la charia", dans une vidéo diffusée mercredi sur Internet. Mardi, le ministère de la défense yéménite avait annoncé que trente "membres d'Al-Qaida" avaient été tués lors d'un assaut de l'armée contre Zinjibar, ville aux mains d'insurgés soupçonnés d'être liés à Al-Qaida.
Le président Ali Abdallah Saleh est actuellement hospitalisé à Riyad, après avoir été blessé lors du bombardement du palais présidentiel à Sanaa. Ali Abdallah Saleh, qui a dirigé le pays durant trente-trois ans, a été un allié important de Washington dans le combat contre Al-Qaida, dont il a longtemps agité la menace pour justifier son maintien au pouvoir, en dépit de la vive contestation populaire contre lui depuis janvier.

"Nouvel essor"

Le 21 mai, M. Saleh avait prévenu "si ce régime part, Al-Qaida va connaître un nouvel essor". Selon le New York Times, les récentes opérations aériennes américaines surviennent après près d'un an de suspension due à une mauvaise qualité du renseignement qui a provoqué plusieurs morts chez des civils lors des frappes. Le président Saleh avait donné son feu vert à ces frappes au Yémen en 2009, tout en déclarant publiquement qu'elles étaient conduites par l'armée de l'air yéménite, rappelle le journal.
L'extension du conflit au Yémen pourrait avoir des effet pervers, constatent les services américains: un camp pourrait décider de fournir à Washington de fausses informations pour porter des coups contre ses adversaires. C'est la raison pour laquelle l'ambassadeur américain à Sanaa a rencontré certains membres de l'opposition pour leur expliquer que la démarche de Washington n'est pas de favoriser telle ou telle faction mais de lutter contre Al-Qaida.

Le Monde avec AFP et Reuters 09.06.2011